EDITO

 

Être un soleil ou du moins une luciole pour ses frères et sœurs …

 

La première partie du temps ordinaire de cette année liturgique A s’ouvre sur un ton du témoignage de vie chrétienne au milieu de notre monde. Comme ces témoins qui ont ravivé notre foi le dimanche du Baptême de Jésus, 11 janvier dernier, en nous rappelant combien leur vie de foi féconde leur existence quotidienne en famille, dans la société comme dans l’Église… le deuxième dimanche du temps ordinaire renchérissait avec « Je fais de toi la lumière des nations. » (Isaïe, Isaï 49,3.5-6) et « J’ai vu et je rends témoignage. » (Jean 1, 29-34). La signification de ce temps ordinaire qui s’ouvre avec le Baptême du Seigneur nous renvoie aux engagements de notre propre baptême. Le mot ordinaire est chargé de sens parce qu’il nous renvoie comme baptisé à l’ordinaire de notre vie quotidienne.

 

Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence car Jésus dit : « vous êtes la lumière du monde … » (Matthieu 5,14). La chandeleur qui ouvre le mois de février rappelle cette identité de lumière du monde quand elle permet de mettre ensemble les rites aussi bien païens que chrétiens tous ouverts à la lumière : la présentation de l’enfant Jésus au Temple qui appelle à la lumière du jour l’accomplissement des promesses ; les cierges bénis de l’antiquité romaine qui réfèrent au retour de la lumière au milieu des ténèbres de l’hiver ; nous n’oublions pas les crêpes dorées (bon appétit …) qui rappellent cette lumière du soleil …

 

Que notre présence devienne, en ce temps ordinaire et celui du carême qui approche, un soleil, une crêpe, une bougie, une luciole … qui éclaire, rassure nos frères et sœurs à travers notre témoignage d’amour et de charité.

 

                                                                             Freddy Matongo omi

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